Partage Bretagne

Grégoire

Quel sort pour une personne qui souffre de MALADIE MENTALE en Afrique de l'Ouest ?  Un "sort" peu enviable…

Quand un cas de trouble mental survient dans une famille, le plus souvent, c'est la honte, le désarroi, et par réflexe culturel,  on a d'abord recours aux sorciers et charlatans qui font payer très cher des breuvages ou des sortilèges censés guérir la maladie. 

 

L'Organisation Non-Gouvernementale ST CAMILLE-DE-LELLIS,  créée par Grégoire AHONGBONON, est l'un des protagonistes qui interviennent dans la lutte contre la maladie mentale au Bénin.

  • Un seul hôpital psychiatrique public pour tout le pays, (Cotonou Jacquot). Comme il n'existe pas de système de sécurité sociale, cet hôpital ne peut recevoir que les gens qui trouvent l'argent pour payer hébergement et traitement.   
  • Seulement une douzaine de psychiatres, pour 10 millions d'habitants, qui exercent en clinique privée. Les médicaments et les soins de qualité, coûtent cher et ne sont pas à la portée de tous.
  • Des tradipraticiens héritiers d'un savoir ancestral fournissent des remèdes à base de plantes médicinales : la pharmacologie moderne s'intéresse à ces produits "naturels". L'ethnopsychiatrie également.
  • Des sorciers, "prêtres" vaudous  reconnus comme tels dans leur milieu social, pratiquent des rituels magiques, concoctent potions et fabriquent "gris-gris" censés conjurer les mauvais sorts.  
  • Des guérisseurs d'inspiration animiste recherchent les causes et les remèdes au trouble mental dans une perspective de fidélité aux ancêtres. 
  • Des missionnaires évangéliques ont recours à des jeûnes et des prières pour libérer la personne de l'esprit mauvais diabolique qui les habite.
  • Les autorités du ministère de la santé ont une vision claire des problèmes et un plan d'action en matière de santé mentale, mais leurs projets sont paralysés par l'absence de moyens financiers, matériels et humains.

 

Un prénom : Grégoire

Un beau nom : AHONGBONON   (moyen mnémotechnique : Ah !   O N G    beau nom !)

Né au Bénin en 1953, il peut être considéré comme l'un des pionniers de la prise en charge de la maladie mentale dans ce pays.  

Mais c'est en Côte d'Ivoire qu'il a créé l'Association SAINT-CAMILLE-DE-LELLIS en 1983

Dans les rues et les villages du Bénin...

Le personnel de la St Camille est officiellement habilité à recueillir les malades mentaux qui errent dans les rues, pour les conduire et les accueillir dans les centres de soins du Bénin. Homme d'action, Grégoire lui-même va dans les villages de brousse et s'adresse aux familles et aux habitants réunis, pour leur expliquer que les personnes qu'ils ont enchaînées sont atteintes d'une maladie mentale que l'on peut traiter par des médicaments. C'est un combat contre les préjugés et les pratiques archaïques. Combat qui porte ses fruits : les mentalités évoluent peu à peu. On voit de plus en plus souvent des familles qui, d'elles-mêmes, conduisent leur malade au centre le lus proche de leur domicile.    

Tout un réseau

Partage Bretagne est en contact avec d'autres associations qui soutiennent l'œuvre de Grégoire à travers son ONG La St Camille.  Elles se sont de nouveau rencontrées à La Pommeraye en juillet 2016. 

 

10  RAISONS de SOUTENIR la SAINT-CAMILLE

 

1.      Une ONG créée et gérée PAR un Africain POUR des Africains. Pas importée d'Europe ni du continent américain, elle est née et s'est développée dans le contexte socio-culturel précis de l'Afrique de l'Ouest, marqué, entre autres, par la sorcellerie.

2.      La personnalité charismatique de son fondateur lui a valu d'être élu "Africain de l'année 2015" pour son engagement personnel total au service d'une cause très particulière trop longtemps ignorée : les malades mentaux.

3.      Les principes d'action de la St Camilleles valeurs qui s'y vivent, ont un caractère humaniste universel : "croire en l'homme", redonner à toute personne sa dignité. 

4.      Sur le terrain, la meilleure solution pour de nombreuses familles africaines qui, grâce au centre-relais le plus proche de leur domicile, peuvent bénéficier de consultations et se procurer des médicaments psychotropes à un prix abordable, médicaments qui autrement leur seraient inaccessibles  

5.      La capacité de progrès de cette ONG en matière de gestion et d'organisation, sous l'impulsion, entre autres,  de l'organisme canadien CUSO qui envoie des coopérants pour répondre aux besoins de formation du personnel de la St Camille.

6.      Le soutien de psychiatres français et canadiens qui se rendent sur place au Bénin dans le but d'améliorer les compétences psychiatriques des infirmiers/infirmières, aides-soignants…  (actions coordonnées par l'association SMAO, Santé Mentale en Afrique de l'Ouest).

7.      Le lien de la St Camille avec les autorités locales du Bénin, tout en gardant son indépendance et sa spécificité. A chaque journée nationale de formation organisée par les psychiatres de l'organisation SMAO, des représentants de l'OMS, du ministère de la Santé et du ministère de la Famille, sont invités et présents.

8.      L'évolution des mentalités et des attitudes africaines, dans le domaine de la santé mentale. Là où la St Camille est présente, on n'enchaîne plus les malades, on les conduit dans les centres de soins. Les Béninois et Béninoises manifestent de plus en plus leur soutien, en faisant des dons en argent ou en nature.   

9.      De nouvelles demandes pressantes provenant de pays voisins sont adressées à la St Camille parce qu'elle a fait ses preuves dans les pays où elle est déjà implantée.

10.  La médiatisation en Europe et en Amérique du Nord, l'intérêt montré par l'OMS, les financements provenant de l'étranger,  témoignent que la cause des malades mentaux et la solution originale proposée par la St Camille gagnent à être connues et méritent d'être soutenues.  

 

 

Voir  Quelques photos 

A la demande de PARTAGE BRETAGNE, Grégoire AHONGBONON a été présent en Loire-Atlantique du 1er au 7 FEVRIER 2017, et dans les Côtes d'Armor du 8 au 10 février 2017.  

3 conférences publiques : ANCENIS (44), La ROCHE-BERNARD (56) et SAINT-BRIEUC (22)

et 17 rencontres avec des collégiens ou lycéens :

NANTES (Lycée La Perverie), 

SAINT-NAZAIRE (Lycée Notre-Dame d'Espérance) 

ANCENIS : Lycées St Joseph, Thomas d'Aquin, Jean-Baptiste ERIAU

BLAIN : Collège St Laurent La Salle

DINAN : Lycée Dominique Savio

QUESSOY : Lycée La Ville Davy

SAINT-BRIEUC : Lycée Marie Balavenne

 

Le témoignage personnel de Grégoire AHONGBONON ne peut pas laisser indifférent... Il suscite un élan de générosité chez les adultes qui peuvent faire un don sur place et chez les jeunes qui expriment leur intention de mener des actions ultérieurement, dans leurs collèges ou lycées (bol de pâtes, ou de frites, repas-partage, tombola, course parrainée, vente de pains au chocolat à la récréation du matin, etc...)

 

 

 

                                                                                                                      

Le sort des lépreux s'est amélioré en Afrique mais autrefois, ils faisaient peur à tout le monde parce qu'on les croyait très contagieux. Ils étaient bannis de la communauté villageoise, stigmatisés.