Partage Bretagne

 

L'Organisation Non-Gouvernementale ST CAMILLE-DE-LELLIS,  créée par Grégoire AHONGBONON, est l'un des protagonistes qui interviennent dans la lutte contre la maladie mentale au Bénin.

  • Un seul hôpital psychiatrique public pour tout le pays, (Cotonou Jacquot). Comme il n'existe pas de système de sécurité sociale, cet hôpital ne peut recevoir que les gens qui trouvent l'argent pour payer hébergement et traitement.   
  • Seulement une douzaine de psychiatres, pour 10 millions d'habitants, qui exercent en clinique privée. Les médicaments et les soins de qualité, coûtent cher et ne sont pas à la portée de tous.
  • Des tradipraticiens héritiers d'un savoir ancestral fournissent des remèdes à base de plantes médicinales : la pharmacologie moderne s'intéresse à ces produits "naturels". L'ethnopsychiatrie également.
  • Des sorciers, "prêtres" vaudous  reconnus comme tels dans leur milieu social, pratiquent des rituels magiques, concoctent potions et fabriquent "gris-gris" censés conjurer les mauvais sorts.  
  • Des guérisseurs d'inspiration animiste recherchent les causes et les remèdes au trouble mental dans une perspective de fidélité aux ancêtres. 
  • Des missionnaires évangéliques ont recours à des jeûnes et des prières pour libérer la personne de l'esprit mauvais diabolique qui les habite.
  • Les autorités du ministère de la santé ont une vision claire des problèmes et un plan d'action en matière de santé mentale, mais leurs projets sont paralysés par l'absence de moyens financiers, matériels et humains.

C'est dans ce contexte que l'ONG St Camille de Grégoire AHONGBONON a mis en place, au Bénin, tout un système :

  • 4 centres d'accueil (hôpitaux psychiatriques adaptés au contexte africain d'un pays pauvre),
  • 3 centres de réinsertion (adjoints aux hôpitaux),
  • 26 centres de proximité (dispensaires disséminés à travers le pays).